Espèces envahissantes/exotiques, fauniques et/ou floristiques

Description du problème

Une espèce envahissante/exotique est une espèce floristique ou faunique qui a été introduite volontairement ou accidentellement. Ces espèces introduites entrent en compétition avec les espèces indigènes. Les espèces envahissantes/exotiques provoquent une altération de l’habitat et une perte de biodiversité.

Exemples d’observations

Modification de l’abondance de certaines espèces

Conséquences

Remplacement des espèces indigènes, perte de biodiversité

Causes

  • Introduction d'espèces

Manifestations sur le bassin versant du Lac-Saint-Jean

Certaines espèces de poissons envahissantes ont été répertoriées dans le bassin versant (meunier noir, ventre rouge du nord, ventre citron, perchaude, barbotte brune, doré jaune, mulet perlé, grand brochet). Également, certaines espèces floristiques envahissantes ont été répertoriées (alpiste roseau, roseau commun, renouée japonaise).

L’alpiste roseau

L’alpiste roseau

Difficile à distinguer des autres graminées, l’alpiste roseau détient une tige d’une hauteur de 50 à 200 cm qui se brise facilement. Elle porte de nombreuses feuilles rugueuses, longues et planes. L’inflorescence en panicule à la cime des tiges prend l’aspect d’un épi beige au milieu de l’été. Elle est très tolérante à toutes sortes d’environnement.

Roseau commun

Roseau commun

Pouvant mesurer de 1.5 à 6 mètres de hauteur, la tige de cette graminée est finement ornée d’un plumeau argenté lors de la floraison. Ce phragmite envahissant détruit l’habitat d’espèces indigènes. Ses racines sécrètent des toxines dans le sol empêchant les autres plantes à proximité de croître.

Salicaire pourpre

Salicaire pourpre

Formant de grandes colonies, la salicaire pourpre est une plante très compétitive qui n’a pas d’ennemi naturel au Québec. La tige carrée pouvant atteindre 2.4 mètres porte à l’extrémité des fleurs pourpres disposées en épis. Chaque plante peut générer 30 tiges florales, qui à leur tour peuvent produire jusqu’à 2.7 millions de graines chaque année. 

Le myriophylle à épi

Le myriophylle à épi

Cette plante submergée qui croît dans les herbiers aquatiques forme des touffes qui nuisent aux autres plantes. Ses feuilles ont l’apparence d’une plume. Les fragments des tiges peuvent produire de nouvelles plantes. Le myriophylle s’entortille souvent dans les hélices des moteurs lui permettant d’être transporté ailleurs. 

L’hydrocharide grenouillette

L’hydrocharide grenouillette

Ressemblant à un nénuphar, elle se distingue par le dessous de ses feuilles rouge violacée recouvertes d’une couche spongieuse. Cette plante aquatique se propage facilement à l’aide de ses stolons qui produisent des turions, sortes de bourgeons hivernant qui remontent à la surface au printemps. Elle forme des tapis denses à la surface de l’eau qui empêche la lumière d’atteindre les autres plantes .

Le butome à ombelle

Le butome à ombelle

Cette plante mesure jusqu’à 1 mètre de hauteur et possède de longues feuilles raides et étroites. L’inflorescence en ombelle contient des fleurs rose pâle veinées de rose foncé. Les plantes submergées ne fleurissent pas. Le butome à ombelle est très robuste puisqu’il tolère de grandes variations de température.

Renouée Japonaise

Renouée Japonaise

D’une hauteur de 0.75 à 3 mètres, la renouée Japonaise possède une tige semblable à un bambou. Ses nombreuses fleurs blanchâtres sont réunies en grappes ayant une forme qui rappelle des gouttes d’eau. Ses rhizomes enfouis profondément dans le sol libèrent des toxines empêchant les autres plantes de proliférer. Elle est sur la liste des 100 pires espèces envahissantes de la planète.

Berce du Caucase

Berce du Caucase

Cette herbacée géante peut atteindre 5 mètres de hauteur. La tige présente de nombreuses taches rouges ainsi que des poils durs. Sa sève contient des toxines qui s’activent au soleil et au contact, elles peuvent brûler la peau. Ses larges feuilles ont le bord profondément découpé. Les fleurs blanches disposées en ombelle peuvent produire jusqu’à 120 000 graines ce qui lui permet de se disperser rapidement.

Nerprun cathartique

Nerprun cathartique

Cet arbuste détient des rameaux recouverts d’une substance cireuse et la plupart sont munis d’une épine à l’extrémité. Ses feuilles opposées sont bordées de petites dents. Il produit des grappes de petits fruits noirs toxiques. Sa capacité à changer le taux d’azote dans le sol crée de meilleures conditions pour sa croissance, mais nuit à celle des espèces indigènes.

Nerprun bourdaine

Nerprun bourdaine

Cet arbuste n’a aucune épine sur les rameaux et les feuilles sont alternes à bord lisse. Les rameaux du nerprun bourdaine portent souvent en même temps des fleurs et des fruits à divers stades de mûrissement. Ses nombreux fruits nommés drupes passent du vert au rouge, puis au noir violacé selon le degré de maturité. Ses drupes contiennent 2 à 3 graines qui survivent longtemps et dont le succès de germination est très élevé.

Alliaire officinale

Alliaire officinale

Cette plante à son cycle de vie qui se fait en 2 étapes au cours des 2 premières années. Elle peut tolérer une grande variété d’habitats. Elle libère des substances dans le sol qui nuisent à l’alimentation des autres végétaux. La façon la plus facile d’identifier l’alliaire officinale est de la froisser afin de sentir l’odeur d’ail qu’elle dégage.

Espèces exotiques envahissantes - Lac-Saint-Jean
Publié le 22 juillet 2014

Outil de détection des espèces exotiques envahissantes

Le minitère du Dévleoppement durable, Environnement et lutte contre les changements climatiques a mis sur pied Sentinelle, un outil de détection des espèces exotiques envahissantes composé d’une application mobile et d’un système cartographique accessible sur le Web. Cet outil de détection permet de faire et de consulter les signalements des plantes et des animaux exotiques envahissants les plus préoccupants.

Sentinelle offre également un guide basé sur les principaux critères permettant d’identifier les EEE suivies.

Localisez, photographiez et signalez les espèces exotiques envahissantes que vous croisez sur votre route lors de vos activités professionnelles ou récréatives. Vous contribuerez ainsi à protéger la biodiversité du Québec. 

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